De toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.

Publié le par Abbé Martin OUEDRAOGO

De toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.

Exhortation pour les vêpres solennelles

Texte : 2Co 5, 6-10.

 

Bien aimés de Dieu, que la paix du Christ soit toujours avec vous !

Dans ce bref passage de sa seconde lettre aux Corinthiens, Saint Paul aborde des questions eschatologiques avec des éléments de la doctrine comme la foi, l’espérance, le jugement devant le tribunal du Christ et la rétribution. Dans sa première lettre à la même communauté, Saint Paul avait déjà abordé cette question de la résurrection des morts. Cette insistance de Saint Paul signifie que l’eschatologie fut un thème préoccupant pour les Corinthiens. Ces derniers connaissaient en effet, l’influence de faux docteurs principalement des Hébreux, qui non seulement menaient une campagne de dénigrement de l’apostolat de Saint Paul, mais qui enseignaient aussi un état intermédiaire entre la mort et le jugement devant le tribunal du Christ. Saint Paul ne semble pas être préoccupé de l’exactitude du comment des fins dernières.  Il affirme tout simplement que : « De toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur ». Il s’agit là d’un principe devant guider le chrétien quel que soit son état de vie. Tout en gardant l’aspect “connaissance’’ de la foi, Saint Paul affirme en même temps ses limites. Tant que nous demeurons dans la chair, nous cheminons dans la foi non dans la claire vision. Aussi voudrions-nous quitter la demeure du corps pour demeurer près du Seigneur.

S’il y a bien une chose à laquelle nous ne pouvons échapper, c’est bien la mort, porte d’entrée dans le  Royaume. Ce Royaume est destiné à accueillir les hommes de toutes les nations. Pour y accéder, Saint Paul nous invite à une attitude de confiance renouvelée au Seigneur et à une vie faite d’effort en vue de plaire au Seigneur. Il est certain que notre être se prolongera au-delà de la vie présente. C’est un fait naturel : le corps terrestre est appelé à se désagréger peu à peu, mais l’Esprit, dans l’espérance chrétienne, accorde déjà un renouvellement intérieur. Ce corps terrestre, marqué par la précarité, retrouvera un corps céleste animé par l’Esprit, à l’image du Christ ressuscité.

Tout bien considéré, notre vie sur terre est passagère et nous ne pouvons la vivre qu’en espérance, ayant en vue la réalité des fins dernières comme notre but ultime et dont l’atteinte dépend de la qualité de nos actes. Ce qui importe c’est de rester attacher au Seigneur, (v. 9), car l’assurance d’être unis à Lui bannit toute peur face au jugement divin. Lui se chargera de notre avenir éternel.

Demandons-Lui la grâce de lui rester toujours fidèle afin d’avoir part à son royaume. Qu’il nous écoute et nous exauce !

 

KOUDOUGOU Barthélemy, diacre.

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